Comptabilité analytiqueUne seconde lecture de la comptabilité, qui répartit produits et charges par projet, client, activité ou lieu. La comptabilité générale dit combien l'entreprise a gagné ; l'analytique dit où elle l'a gagné, et où elle en perd.
Axe analytiqueLa clé de découpage choisie pour ventiler les écritures : par projet, par client, par pôle. C'est le paramétrage qui décide de ce qu'on pourra mesurer ensuite — le choisir mal, c'est se priver définitivement d'une analyse.
Compte de résultatLe document qui récapitule produits et charges sur un exercice et en déduit le bénéfice ou la perte. Il raconte une performance sur une période, pas une situation à une date : ce dernier rôle revient au bilan.
Bilan comptableLa photographie du patrimoine de l'entreprise à la date de clôture : ce qu'elle possède d'un côté, ce qu'elle doit de l'autre. C'est le document que regardent en premier une banque ou un repreneur.
Marge bruteCe qui reste du chiffre d'affaires une fois retirés les coûts directement engagés pour le produire : sous-traitance, achats, matières. C'est le premier indicateur de rentabilité réelle d'un projet, avant toute charge de structure.
Point mortLe niveau de chiffre d'affaires à partir duquel l'entreprise couvre exactement ses charges. En dessous, elle perd de l'argent ; au-dessus, chaque euro supplémentaire alimente le résultat. Le connaître change la façon de fixer ses prix.
Charges fixes et variablesLes charges fixes tombent quel que soit le niveau d'activité (loyer, salaires, abonnements) ; les variables suivent la production (sous-traitance, matières). La proportion entre les deux détermine la fragilité d'une structure en cas de creux.
TJMTaux journalier moyen : le prix d'une journée de travail facturée. Rapporté au coût réel d'une journée — charges de structure et jours non facturables compris — il révèle si le modèle économique tient.
Reporting financierLa production régulière, à date fixe, des chiffres qui servent à décider : résultat, trésorerie, marges, alertes. Sa valeur tient moins à la richesse des tableaux qu'à sa régularité — un reporting mensuel imparfait bat un reporting annuel parfait.
KPIKey Performance Indicator : un indicateur suivi dans le temps parce qu'il déclenche une décision. Un chiffre qu'on regarde sans jamais rien en faire n'est pas un KPI, c'est une décoration.
Facturation électroniqueL'obligation française de transmettre et recevoir les factures entre entreprises dans un format structuré, via une plateforme agréée. Le calendrier s'échelonne selon la taille de l'entreprise ; l'anticiper évite de subir un changement d'outil dans l'urgence.